Jacqueline Bloch reçoit la médaille d'or du CNRS 2026
La physicienne Jacqueline Bloch a reçu la médaille d'or 2026 du CNRS, plus haute distinction scientifique française, pour ses travaux sur les polaritons.

Jacqueline Bloch, directrice de recherche au Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N) à Paris, vient de recevoir la médaille d'or du CNRS 2026. Elle succède à Stéphane Mallat, lauréat de l'édition précédente, selon NextINpact.
Cette distinction récompense ses travaux pionniers sur les polaritons, des particules hybrides nées de l'interaction forte entre lumière et matière. Le CNRS explique que ces quasi-particules apparaissent « dans certaines structures semi-conductrices » et combinent des propriétés de la lumière et de la matière.
À 59 ans, la chercheuse est aussi membre de l'Académie des sciences et professeure à l'École polytechnique, précise Radio France. Elle avait déjà obtenu la médaille d'argent du CNRS en 2017, une première reconnaissance pour ses recherches sur les interactions entre photons et électrons dans les solides. Elle succède ainsi à un mathématicien dont les réserves sur les démonstrations produites par IA avaient marqué la précédente édition de la médaille.
Des polaritons aux applications concrètes
Les travaux de Jacqueline Bloch ne se limitent pas à la physique fondamentale. Le CNRS souligne qu'ils « ouvrent par ailleurs des perspectives pour le développement de nouveaux types de lasers ou encore le traitement de l'information tout optique ».
Cette piste du traitement optique de l'information intéresse particulièrement le secteur numérique. Elle pourrait, à terme, réduire fortement l'empreinte énergétique des technologies numériques, un enjeu croissant à mesure que les data centers et les systèmes d'intelligence artificielle consomment davantage d'électricité.
« La recherche fondamentale finit par donner des outils majeurs pour la société », Jacqueline Bloch, physicienne, directrice de recherche au C2N.
La physicienne insiste toutefois sur sa priorité : la recherche fondamentale, avant les applications. Selon elle, ces découvertes débouchent parfois sur des preuves de concept, mais l'exploration scientifique reste sa véritable motivation.
« ce que j'aime surtout, c'est la recherche fondamentale ! Il y a encore tant à découvrir… », Jacqueline Bloch, physicienne, directrice de recherche au C2N.
Une carrière construite sur plusieurs décennies
Le parcours de Jacqueline Bloch s'étend sur près de trente ans de recherche au C2N. Avant la médaille d'or, elle avait déjà accumulé plusieurs distinctions : le prix Jean Ricard de la Société française de physique en 2015, la médaille d'argent du CNRS en 2017, puis le prix Ampère en 2019, selon l'université Paris-Saclay. Son entrée à l'Académie des sciences fin 2019 avait déjà marqué une étape importante de sa carrière.
Sa spécialité, l'étude des polaritons, permet d'explorer dans des dispositifs microscopiques des phénomènes quantiques et topologiques, ainsi que des analogues de trous noirs, selon Le Figaro. La chercheuse a développé cette expertise avec l'influence de son père, Claude Bloch, physicien reconnu de l'après-guerre, rapporte Radio France.
| Indicateur | Chiffre | Source |
|---|---|---|
| Âge de la lauréate | 59 ans | Les Echos, septembre 2026 |
| Dotation de la médaille d'or | 50 000 euros | Les Echos, septembre 2026 |
| Date de remise officielle | 17 décembre 2026, Maison de la chimie, Paris | Les Echos, septembre 2026 |
| Précédente distinction CNRS | médaille d'argent, 2017 | NextINpact, septembre 2026 |
La remise officielle en décembre
La médaille d'or du CNRS sera remise officiellement à Jacqueline Bloch le 17 décembre 2026, à la Maison de la chimie à Paris, selon Les Echos. Cette distinction, accompagnée d'une dotation de 50 000 euros, récompense chaque année une carrière scientifique ayant contribué de manière remarquable au dynamisme et au rayonnement de la recherche française, précise France Inter.
Le CNRS présente désormais Jacqueline Bloch comme la « magicienne de la lumière », un surnom repris par son propre journal interne pour illustrer l'ampleur de ses travaux sur le couplage entre photons et matière. La chercheuse poursuit ses recherches au C2N, où elle continue d'explorer les propriétés de ces particules hybrides qui fascinent la communauté scientifique depuis plusieurs décennies.
Sources
- NextINpact
- Jacqueline Bloch, magicienne de la lumière
- Jacqueline Bloch, lauréate de la médaille d'or du CNRS 2026
- Jacqueline Bloch a reçu la médaille d'or du CNRS pour ses travaux sur les polaritons
- Jacqueline Bloch, pionnière des quasi-particules quantiques
- Jacqueline Bloch : Lumière ! La physique en action
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