Primaire : après la cyberattaque de la primaire
La plateforme de vote de la primaire sociale-démocrate a été visée vendredi par une cyberattaque. Le scrutin est prolongé jusqu'à dimanche 18 heures.

La primaire de la gauche sociale-démocrate a démarré dans la tourmente. Dès l'ouverture du scrutin, vendredi 9 octobre à 8 heures, la cyberattaque de la primaire a visé la plateforme de vote en ligne e-votez.net, utilisée par les 140 000 électeurs inscrits pour départager les cinq candidats en lice.
Selon la commission d'organisation, l'attaque consiste à générer un « afflux massif et fictif de connexions » par le biais de robots, ce qui a fortement ralenti l'accès au site. En temps normal, la plateforme peut supporter jusqu'à 10 000 connexions simultanées. Les bots ont fait monter cette charge à 20 000, saturant les serveurs.
Une attaque qualifiée de « scandaleuse »
Patrick Mennucci, président de la commission d'organisation de la primaire et ancien député socialiste des Bouches-du-Rhône, a détaillé l'origine présumée de l'attaque sur franceinfo, vendredi.
« Cela ne vient pas d'une chambre d'un étudiant qui s'amuserait, c'est quelque chose de beaucoup plus organisé », Patrick Mennucci, président de la commission d'organisation de la primaire.
Il a ajouté que cette offensive viserait directement la dynamique de la campagne. « Je crois que la position des candidats, quels qu'ils soient, déplaît sans doute à beaucoup d'adversaires de la politique européenne notamment », a-t-il poursuivi, selon franceinfo. Malgré la saturation, les organisateurs assurent que le vote n'a jamais été interrompu.
« A aucun moment la plateforme de vote n'a été interrompue et le scrutin a pu se poursuivre sans coupure depuis son ouverture », Patrick Mennucci, président de la commission d'organisation de la primaire.
Une plainte déposée, l'Anssi en renfort
« Une plainte a été déposée à midi », a annoncé Patrick Mennucci vendredi sur franceinfo. Les trois formations organisatrices du scrutin, le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste, ont saisi la justice pour ce qu'elles qualifient de « grave attaque d'un processus démocratique ».
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a de son côté demandé l'intervention de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. Selon Matignon, l'Anssi a été chargée d'identifier la nature et l'origine de l'attaque, et de mettre l'organisateur en relation avec des prestataires certifiés pour rétablir le fonctionnement normal de la plateforme. Le vote a pu reprendre « normalement à 18h45 » vendredi, selon Patrick Mennucci.
Le scrutin prolongé de 24 heures
L'ampleur du ralentissement a conduit les organisateurs à revoir le calendrier. Le premier tour, qui devait s'achever samedi à 20 heures, se terminera finalement dimanche à 18 heures. À 19 heures vendredi, seules 20 000 personnes avaient réussi à voter sur les 140 000 inscrites, un rythme jugé trop lent par la commission d'organisation.
| Indicateur | Chiffre | Source |
|---|---|---|
| Électeurs inscrits à la primaire | 140 000 | Le Parisien, 9 octobre 2026 |
| Votants recensés vendredi à 19h | 20 000 | Franceinfo, 9 octobre 2026 |
| Capacité normale de la plateforme | 10 000 connexions simultanées | Le Parisien / La République du Centre, 9 octobre 2026 |
| Connexions générées par les bots | 20 000 | Le Parisien, 9 octobre 2026 |
| Nouvelle échéance du premier tour | Dimanche 11 octobre, 18 heures | Le Monde, 9 octobre 2026 |
« L'intervention d'experts techniques a confirmé l'absence d'altération de la sincérité du scrutin et le bon enregistrement des votes qui se sont tenus sans interruption depuis son ouverture », a précisé le comité d'organisation dans un communiqué diffusé vendredi soir, cité par Le Monde. Les organisateurs insistent sur le fait qu'il s'agit d'un problème de gestion de flux, et non d'une faille de sécurité permettant d'accéder aux données ou aux bulletins de vote.
Si un second tour s'avère nécessaire entre les cinq candidats, il se tiendra les 16 et 17 octobre. Les résultats du premier tour sont désormais attendus dimanche soir, une fois le dépouillement achevé après la prolongation du scrutin.
Sources
- Franceinfo : Tech
- Une plainte déposée après la cyberattaque visant la plateforme de vote de la primaire de la gauche
- Présidentielle 2027 : mode opératoire, impact sur le vote… Ce que l'on sait de la cyberattaque qui perturbe la primaire de la gauche
- Vote en ligne perturbé, robots, sécurité... ce que l'on sait de la cyberattaque contre la primaire de la gauche
- Primaire à gauche : le vote est prolongé jusqu'à dimanche 18 heures, en raison de la cyberattaque qui a visé la plateforme
- Primaire socialiste : la plateforme de vote victime d'une cyberattaque au début du premier tour
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