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Cyberharcèlement raciste : cinq associations visent Jean Messiha

Cinq associations ont déposé plainte contre le polémiste pour avoir qualifié de « suprémacistes islamiques » des adolescentes en burkini photographiées à leur…

Par la rédaction de Actu Allo3603 min de lecture
Smartphone sur une table, écran de messagerie vierge, maillot de bain plié à côté.

Jean Messiha, polémiste d'extrême droite membre de Reconquête, est visé par une plainte pour « cyberharcèlement raciste ». Le dépôt a été annoncé mardi 20 octobre 2026 par les plaignants, auprès du parquet de Paris.

La plainte vise Jean Messiha et vise également X, en lien avec les commentaires publiés sous ses messages. Elle a été déposée par SOS Racisme, la Ligue des droits de l'homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), la Fédération des maisons de quartier et de l'insertion (FMQI) de Saint-Nazaire et l'association Tous en mer.

Une photo volée transformée en polémique

Les faits remontent au 8 juillet 2026. Jean Messiha diffuse sur X, Instagram et Facebook une photographie montrant des jeunes filles mineures de Saint-Nazaire, en séjour en voilier organisé par deux maisons de quartier et l'association Tous en mer. Elles se baignaient sur la plage de Ramonette, à Belle-Île-en-Mer, dans le Morbihan, et avaient été photographiées à leur insu.

La légende accompagnant l'image les désigne comme des « suprémacistes islamiques » venant « enlaidir le paysage avec leur infâme et hideux burkini ». Le message a depuis déclenché une vague de réactions sur les réseaux.

« Rien dans cette scène de baignade ne permet d'attribuer à ces adolescentes une quelconque idéologie : une tenue de bain couvrante devient, sous la plume de Jean Messiha, le marqueur d'une adhésion à l'extrémisme », Les associations plaignantes, communiqué conjoint.

Des milliers de réactions et un maire déjà mobilisé

Dès le 24 juillet 2026, le maire socialiste de Saint-Nazaire, David Samzun, avait annoncé son intention de porter plainte, exigeant le retrait de la publication, des excuses publiques et la fermeture des comptes de Jean Messiha.

« Les réseaux sociaux sont devenus le réceptacle de messages de haine. », David Samzun, maire de Saint-Nazaire.

Selon le communiqué des associations, la publication, mise en ligne par un compte disposant de plusieurs centaines de milliers d'abonnés, a suscité une vague de commentaires qu'elles qualifient d'une « rare abjection » : injures, appels au rejet ou à l'expulsion, assimilations à des « cancers », des « parasites » ou des « déchets ». D'après actu.fr, le message avait recueilli plus de 1 100 commentaires sur Instagram et près de 500 sur X dès la fin juillet.

IndicateurChiffreSource
Date de la publication initiale8 juillet 2026Ouest-France, octobre 2026
Commentaires sous le messageplus de 1 100 sur Instagram, près de 500 sur XActu.fr, juillet 2026
Associations à l'origine de la plainte5Le Monde, octobre 2026
Score de Jean Messiha aux municipales à Évreux3,04 % des voixActu.fr, juillet 2026

Trois qualifications pénales retenues

La plainte énumère des faits susceptibles de relever de l'injure publique à caractère raciste, de la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence, et du cyberharcèlement raciste. Les associations estiment que rien dans cette scène de baignade ne permettait d'attribuer une quelconque idéologie à ces adolescentes.

Trois mois après la publication initiale, les messages visés restent en ligne sur les comptes de Jean Messiha, selon Ouest-France.

La défense invoque la liberté d'expression

L'avocat du polémiste, Me Gérald Pandelon, conteste la qualification retenue par les plaignants. Il affirme que le propos de son client porte sur un vêtement et sur l'islamisme politique, et qu'il s'inscrit dans un débat d'intérêt général tranché par le Conseil d'État en 2016.

« Dans ce cadre, l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme protège, selon une jurisprudence constante depuis l'arrêt Handyside, les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent », Gérald Pandelon, avocat de Jean Messiha.

Ce n'est pas la première fois que Jean Messiha fait l'objet d'une procédure judiciaire. Selon actu.fr, il a déjà été condamné pour injure contre le préfet des Yvelines en 2021. Candidat aux élections municipales de mars 2026 à Évreux, dans l'Eure, il avait recueilli 3,04 % des voix. Le parquet de Paris doit désormais décider des suites à donner à cette nouvelle plainte.

Sources

  1. Le Monde : Pixels (tech)
  2. Adolescentes en burkini traitées de « suprémacistes islamiques » : Jean Messiha visé par une plainte
  3. Une plainte pour injures racistes vise Jean Messiha
  4. "Les réseaux sociaux sont devenus le réceptacle de messages de haine" : le maire de Saint-Nazaire va porter plainte contre Jean Messiha
  5. Le maire de Saint-Nazaire porte plainte contre Jean Messiha
  6. "Propos racistes et discriminatoires" : le message de Jean Messiha qui indigne le maire et les assos de Saint-Nazaire
  7. Des associations de Saint-Nazaire dénoncent une publication de Jean Messiha

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